Le tout a commencé par une blague que Gab Roy a lancée dans un billet sur son blog: «Imaginez des centaines de personnes se faisant tatouer en même temps un carré rouge sur la poitrine, toute la même soirée. Un monumental FUCK YOU aux autorités rêvant de les voir disparaître. Un premier pas pour que le carré rouge survive au printemps. Qui est partant?». À la grande et heureuse surprise du blogueur, des internautes ont manifesté un intérêt très sérieux à participer à un tel événement. Même des tatoueurs se sont portés volontaires pour tatouer les intéressés.
Ça n’en prenait pas plus: le jeudi 14 juin à 19h00, un bon nombre de personnes était ressemblé autour de trois tatoueurs installés au parc Émilie Gamelin. Les participants, après avoir signé une décharge et avoir prouvé qu’ils étaient âgés de plus de 18 ans, choisissaient l’emplacement du carré rouge qui les suivra pour le reste de leurs jours. Pour un contribution volontaire de 10$ suggérée, des citoyens de tous horizons sont repartis avec le symbole de l’accessibilité aux études sur la poitrine, l’omoplate, la cheville ou pas mal n’importe où ailleurs. Alors que certains grimaçaient sous la douleur de leur premier tatouage, d’autres étaient souriants d’ajouter le carré rouge à leur collection.
C’est donc jusqu’à la noirceur que s’est poursuivi le Tatoo-O-Thon, attirant les habitués du parc et les médias (un des membres de CUTV s’est même fait tatouer en direct)! Les courageux marqués de rouge semblaient fiers. Ils ont fait le choix de laisser cette marque indélébile sur leur corps afin de se rappeler toute leur vie de leurs convictions de jeunesse, pour protester contre Jean Charest et son gouvernement, pour l’accessibilité aux études et pour maintes autres raisons.
Gab Roy, lui-même marqué tout près du coeur, était très fier du succès de l’événement qui servait, selon lui, à «immortaliser le printemps». Probablement que l’expérience sera renouvelée, parce que sur la liste des 200 inscrits, les artistes n’ont eu le temps que d’en tatouer 170. D’ailleurs, sur la page Facebook de l’événement, de nombreux individus réclament une deuxième vague.
Le tatouage de 4 centimètres carrés semble vouloir trouver sa place sur la peau de nombreux citoyens. Ce n’est plus simplement une génération qui sera marquée, au sens propre, mais bien une partie du peuple.
Journaliste : Noémie Brassard
Réalisateur : Marc-Antoine Lemire
Direction photo : Marc-Antoine Lemire
Preneur de son : Olivier Racine
Monteuse : Anne-Gabrielle Lebrun Harpin





Sachez que nous vous soutenons en France et que nous aimerions pouvoir participez a vos manifestions et autres actions coup de point comme celle ci (qui est vraiment super !) Avec toute mes pensées, Sarah !