La Nuit de la Création – Sit in à l’UQAM du 12 mars [Vidéo et texte créatif]

En prévision de la Nuit de la Création des grévistes, la direction de l’UQAM a bloqué l’accès à plusieurs pavillons par mesure de sécurité. Loin d’être découragé(e)s, Les étudiant(e)s ont investi la rue Sainte-Catherine, et en ont profité pour revendiquer en s’amusant!

Parce qu’une nuit, ça peut être court et rester marquant
Parce que l’intention est aussi importante que l’action
Parce que pour l’avoir à notre image, il faut qu’elle soit multiple, dense et complexe
Ici on laisse le « je », on laisse le « eux », pour parler du « nous »,

Parce que :

La cause
Le mouvement
Le social
Le futur
Les générations
Et l’autre

Déjà pleine de passé, notre grève prend des couleurs
On nous a refusé un abri
Ça ne nous a pas cassé
Ça nous a rassemblé

La rue nous attire plus que les murs
La rue appelle au bruit
Mais on nous a demandé de rester calme
Nous voulons la révolution de la paix
Nous voulons crier notre colère
Nous ne voulons pas la vengeance ni la violence

Mais la frontière est facile à franchir
La tension guette
La limite de la cohésion est précaire
Ils ont eu peur de nous
Ça nous arrive aussi parfois

Parce qu’on veut avoir une grève à notre image
Parce que l’image nous échappe parfois
Pas de dégénérescence
Pas de casse

Les chaises sont rentrées à l’université

Texte de: Myriam Moore

 

Caméraman : Patrick Francke-Sirois

Monteur : Patrick Francke-Sirois

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Catégories: Couverture Vidéo, Création Texte

4 commentaires le “La Nuit de la Création – Sit in à l’UQAM du 12 mars [Vidéo et texte créatif]”

  1. V.
    14 mars 2012 à 0 h 51 min #

    “Parce qu’on veut avoir une grève à notre image
    Parce que l’image nous échappe parfois
    Pas de dégénérescence
    Pas de casse”

    N’importe quoi. Les gens qui veulent une grève à leur image semblent prêts à attaquer les révolutionnaires pour que tout soit à leur image ; on attaque les symboles d’oppression, un gréviste qui ne veut pas de casse est prêt à te casser la gueule, tu veux faire un graff on te rend le même service, car avec les mots il me semble qu’ils et elles pressentent leur propre vide politique ou à la limite ne font que répéter la médiocrité que ce veulent les médias et le bon gouvernement. La civilité. La plupart vous craignez votre liberté parce que vous n’avez pas confiance en vous même tellement on vous appris à vous soumettre et bien souvent ceux et celles qui ont propulsé et rendu cette grève possible sont les véritables poètes dont l’image vous échappe parce qu’ils et elles se foutent de l’opinion publique et de ce que vous appelez maladroitement de la “dégénérescence”.

  2. 14 mars 2012 à 1 h 32 min #

    Merci pour l’opinion franche et pertinente.

    La Boîte Rouge essaie de diffuser les actions étudiantes de l’intérieur (le texte n’est pas de nous). Notre mandat est de créer de façon originale, mais étant donné le volet médiatisation nous cherchons à rejoindre l’opinion publique.

    Nous essayons d’encourager la non-violence, la créativité des l’implication des étudiants; la volonté de changer la société.

    Sommes-nous trop “soft”?

  3. V.
    14 mars 2012 à 18 h 15 min #

    Si encourager la non-violence demeure une fin pour avoir une bonne image, c’est soft. Si la créativité dès l’implication des étudiants.es. doit se limiter l’encouragement à la non-violence pour avoir une bonne image dans l’opinion publique c’est soft et ridicule. Si la volonté de changer la société est établie par l’encouragement à la non-violence pour avoir une bonne image dans l’opinion publique, c’est soft et ridicule. Pour la suite des choses, je me fie certainement au sens commun ; jamais la violence physique n’est un fin en soi, ni un moyen acceptable pour arriver à une fin, la violence physique est tragédie et paradoxe. Le vandalisme est un méfait; l’acte de vandaliser n’a rien de comparable à l’agression physique sur un humain parce que le vandalisme s’attaque à des objets inanimés. De surcroît, le vandalisme me semble être une forme de la désobéissance civile ou si la comparaison se tient, une forme de sabotage dans une chaîne de production, ici la production (et la reproduction) d’un ordre établi.

  4. É.d.V.
    15 mars 2012 à 20 h 54 min #

    La vie s’écoule, la vie s’enfuit

    La vie s’écoule, la vie s’enfuit
    Les jours défilent au pas de l’ennui
    Parti des rouges, parti des gris
    Nos révolutions sont trahies

    Le travail tue, le travail paie
    Le temps s’achète au supermarché
    Le temps payé ne revient plus
    La jeunesse meurt de temps perdu

    Les yeux faits pour l’amour d’aimer
    Sont le reflet d’un monde d’objets.
    Sans rêve et sans réalité
    Aux images nous sommes condamnés

    Les fusillés, les affamés
    Viennent vers nous du fond du passé
    Rien n’a changé mais tout commence
    Et va mûrir dans la violence

    Brûlez, repaires de curés,
    Nids de marchands, de policiers
    Au vent qui sème la tempête
    Se récoltent les jours de fête

    Les fusils sur nous dirigés
    Contre les chefs vont se retourner
    Plus de dirigeants, plus d’État
    Pour profiter de nos combats

    Paroles de Raoul Vaneigem
    Musique de Francis Lemonnier

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