En prévision de la Nuit de la Création des grévistes, la direction de l’UQAM a bloqué l’accès à plusieurs pavillons par mesure de sécurité. Loin d’être découragé(e)s, Les étudiant(e)s ont investi la rue Sainte-Catherine, et en ont profité pour revendiquer en s’amusant!
Parce qu’une nuit, ça peut être court et rester marquant
Parce que l’intention est aussi importante que l’action
Parce que pour l’avoir à notre image, il faut qu’elle soit multiple, dense et complexe
Ici on laisse le « je », on laisse le « eux », pour parler du « nous »,
Parce que :
La cause
Le mouvement
Le social
Le futur
Les générations
Et l’autre
Déjà pleine de passé, notre grève prend des couleurs
On nous a refusé un abri
Ça ne nous a pas cassé
Ça nous a rassemblé
La rue nous attire plus que les murs
La rue appelle au bruit
Mais on nous a demandé de rester calme
Nous voulons la révolution de la paix
Nous voulons crier notre colère
Nous ne voulons pas la vengeance ni la violence
Mais la frontière est facile à franchir
La tension guette
La limite de la cohésion est précaire
Ils ont eu peur de nous
Ça nous arrive aussi parfois
Parce qu’on veut avoir une grève à notre image
Parce que l’image nous échappe parfois
Pas de dégénérescence
Pas de casse
…
Les chaises sont rentrées à l’université
Texte de: Myriam Moore
Caméraman : Patrick Francke-Sirois
Monteur : Patrick Francke-Sirois





“Parce qu’on veut avoir une grève à notre image
Parce que l’image nous échappe parfois
Pas de dégénérescence
Pas de casse”
N’importe quoi. Les gens qui veulent une grève à leur image semblent prêts à attaquer les révolutionnaires pour que tout soit à leur image ; on attaque les symboles d’oppression, un gréviste qui ne veut pas de casse est prêt à te casser la gueule, tu veux faire un graff on te rend le même service, car avec les mots il me semble qu’ils et elles pressentent leur propre vide politique ou à la limite ne font que répéter la médiocrité que ce veulent les médias et le bon gouvernement. La civilité. La plupart vous craignez votre liberté parce que vous n’avez pas confiance en vous même tellement on vous appris à vous soumettre et bien souvent ceux et celles qui ont propulsé et rendu cette grève possible sont les véritables poètes dont l’image vous échappe parce qu’ils et elles se foutent de l’opinion publique et de ce que vous appelez maladroitement de la “dégénérescence”.
Merci pour l’opinion franche et pertinente.
La Boîte Rouge essaie de diffuser les actions étudiantes de l’intérieur (le texte n’est pas de nous). Notre mandat est de créer de façon originale, mais étant donné le volet médiatisation nous cherchons à rejoindre l’opinion publique.
Nous essayons d’encourager la non-violence, la créativité des l’implication des étudiants; la volonté de changer la société.
Sommes-nous trop “soft”?
Si encourager la non-violence demeure une fin pour avoir une bonne image, c’est soft. Si la créativité dès l’implication des étudiants.es. doit se limiter l’encouragement à la non-violence pour avoir une bonne image dans l’opinion publique c’est soft et ridicule. Si la volonté de changer la société est établie par l’encouragement à la non-violence pour avoir une bonne image dans l’opinion publique, c’est soft et ridicule. Pour la suite des choses, je me fie certainement au sens commun ; jamais la violence physique n’est un fin en soi, ni un moyen acceptable pour arriver à une fin, la violence physique est tragédie et paradoxe. Le vandalisme est un méfait; l’acte de vandaliser n’a rien de comparable à l’agression physique sur un humain parce que le vandalisme s’attaque à des objets inanimés. De surcroît, le vandalisme me semble être une forme de la désobéissance civile ou si la comparaison se tient, une forme de sabotage dans une chaîne de production, ici la production (et la reproduction) d’un ordre établi.
La vie s’écoule, la vie s’enfuit
La vie s’écoule, la vie s’enfuit
Les jours défilent au pas de l’ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies
Le travail tue, le travail paie
Le temps s’achète au supermarché
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu
Les yeux faits pour l’amour d’aimer
Sont le reflet d’un monde d’objets.
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés
Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé
Rien n’a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence
Brûlez, repaires de curés,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête
Les fusils sur nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d’État
Pour profiter de nos combats
Paroles de Raoul Vaneigem
Musique de Francis Lemonnier