Musée d’art contemporain de montréal 22 février 2012 [Photos et article]

On se bouge en rouge au M.A.C.M.!
Rendez-vous : 19h30

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Un rassemblement surprise se fait pacifiquement en rouge. Les étudiants vont silencieusement profiter d’une « éducation gratuite » au musée.

Après avoir appelé à 16h la directrice des communications du musée, le journaliste de la boite rouge avait pris rendez-vous à 19h pour discuter la possibilité de photographier les gens à l’intérieur du musée. À 18h50, deux gardes de sécurité refusent l’entrée du photographe dans le musée. Supposément, madame ne voulait plus le voir. En attendant l’arrivée des manifestants, on peut voir la place des arts très animée, mais vide. À un coin de rue de là, 6 grosses voitures de police.

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À 19h30, les gens commencent à arriver. L’endroit se remplit, des visages connus apparaissent. La ligne se fait de plus en plus longue. L’ordre règne. La file fait maintenant un L. Les gardes de sécurité sont aux aguets, les policiers circulent doucement et personne n’est capable de dire combien de temps ça prendra aux derniers pour entrer dans le musée.

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20h. La place est pleine. Difficile de se frayer un chemin à travers la foule. Le photographe doit se rendre sur un autre événement, il quitte la scène.  Malheureusement, les gardes de sécurité ont commencé à refuser l’entrée des personnes habillées de rouge. Les autres personnes présentes n’ont pas toutes compris le but d’un tel événement, même que la plupart se demandaient quel artiste pouvait bien être présent ce soir-là au musée pour créer un tel achalandage. L’important, c’est que les manifestants soient restés polis et joyeux et que certains d’entre eux (les chanceux) ont eu accès, le temps d’une soirée, à de l’éducation gratuite.

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3 commentaires le “Musée d’art contemporain de montréal 22 février 2012 [Photos et article]”

  1. Jean-Philippe Luckhurst-Cartier
    26 février 2012 à 16 h 26 min #

    Pendant ce temps, à l’intérieur…

    Dès 17h des gardiens de sécurités engagé en surplus pour la soirée, matraques à la ceinture, sont posté à l’entrée comme comité d’accueil, prévenant les visiteurs. À 18h, un guide entre pour faire sont travail, mais doit passer par 4 d’entre eux justifiant le fait qu’il passe tout droit devant le vestiaire pour aller travailler.

    Les visiteurs qui entrent dans le musée autour de 19h se font rares. La visite guidée de 18h30 est annulée par manque de public. Celle de 19h30 se fera pour seulement 4 personnes, dont trois sont les organisateurs du mouvement de la soirée.

    Visite quelque peu surréelle dans les galeries du musée: escorté par un gardien de sécurité le guide offre l’information à une jeune fille et trois membre du groupe « Les enfants de chienne », alors qu’une foule attend aux portes, incapables d’entrer. Le guide offre à une visiteure qui suit la visite de tenir le livre Art Contextuel de Paul Ardenne dans ses mains tout le long du parcours (en pensant particulièrement au sous-chapitre intitulé « L’entrave comme processus antimobiliste ». Il commence par présenter un tableau qui fut retiré pour prévention de grabuge, le guide présente ensuite la sculpture de Valérie Blass intitulée « Comment se tenir debout » en citant Pierre Falardeau qui disait: « Si tu te couches il vont te piler dessus. Si tu reste deboutte, il vont te haïr, mais au moins il vont t’appeller Monsieur. »

    Le reste de la visite s’est déroulé dans le calme, l’agrément et, malgré la tension ambiante provoqué par le nombre élevé de gardiens de sécurité engagés spécialement pour la soirée, d’éducation gratuite.

  2. 26 février 2012 à 17 h 51 min #

    Super histoire, il nous manquait visiblement cette partie des faits!

    On ne peut pas en vouloir aux gardiens de créer de la tension (c’est leur travail) et encore moins au musée d’avoir craint que le pire pouvait arrivé. Par ailleurs, fantastique que le guide ait mentionné subtilement son appui à la cause. Vu la précision des détails, c’est à croire que vous êtes vous-même ce guide.

    Merci beaucoup pour votre commentaire.

  3. Andrée Bourbeau
    27 février 2012 à 20 h 38 min #

    Les manifestant-e-s en rouge se rendent bientôt compte qu’ils et elles ne peuvent pénétrer à l’intérieur du MAC, ils et elles se rassemblent en retrait du spectacle d’Alfa Rococo qui débute. Entre les chansons, le groupe scande des slogans (« Saute, saute, saute si t’es contre la hausse! ») et appelle Alfa Rococo à la so-so-so-solidarité! Mais en vain.

    Une longue bannière rouge est défilée à travers les spectateurs-trices, tentant de visibiliser notre mouvement. Une vingtaine de protestataires finissent par prendre la rue dans la joie, légitimant leur présence manifestive de part Ste-Catherine, Sanguinet et finalement St-Denis en se liant fièrement par la banderole rouge qui faisait son sillon sous les slogans. Cette action spontannée se rendait nécessaire, ne devions-nous pas nous saisir de l’énergie vive des mobilisé-e-s, dont la soif d’action étudiante n’avait été assouvie?

    C’était une très belle soirée.

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